La faune et la Flore des Calanques

Si les Calanques de Marseille et Cassis sont devenues un parc national, ce n’est pas sans raison. Le site abrite une biodiversité remarquablement bien conservée, avec entre autre une faune comptant 179 espèces animales protégées. Les intrusions humaines et urbaines dans le massif des calanques, nommé ainsi pour sa proximité avec les criques calcaires que sont les calanques, ne sont pas sans danger pour sa survie. Si les visites des Calanques n’ont pour l’instant pas réussi à atteindre dramatiquement la variété des organismes vivants présents sur ces sols, il ne fait aucun doute qu’une dégradation de la faune et de la flore des calanques n’est qu’une question de temps. La création du parc national est donc un élément encourageant pour la survie de ces espèces. Ce sont 150 000 hectares d’un milieu de vie naturel qui seront ainsi mieux protégés.

La faune des calanques, belle par sa diversité.

Une ballade dans les calanques est l’occasion de se rendre compte de la merveille que la nature a créée sur le littoral méditerranéen.

Partout dans le monde, les différentes espèces animales s’installent, survivent et se développent dans des lieux qui leurs conviennent. La répartition de la faune sur le globe dépend ainsi de facteurs climatiques, mais aussi de la végétation et de la configuration des sols considérés. Les terres et la biodiversité qu’elles abritent constituent des écosystèmes, à la fois uniques et multiples. Au cours des âges, dans les calanques comme ailleurs, ces équilibres naturels ont dû s’adapter à l’intrusion des hommes et des activités humaines. La faune et la flore en ont pâti. Certaines espèces ont péri, d’autres se sont adaptées pour leur survie, et d’autre encore, ont supporté ces changements sans mutation.

LE CSRPN (Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel) a classé plus d’un tiers des habitats naturels terrestres et marins du secteur des calanques et de l’archipel du Riou comme des espaces de très haut intérêt biologique. Ces lieux recèlent donc de très nombreuses espèces végétales, et animales, qui magnifient les calanques par leur diversité.

1. Les espèces animales terrestres

Dans le massif des Calanques, on compte encore de nombreuses espèces animales, dont beaucoup sont protégées. Ce sont 139 espèces terrestres protégées qui y sont regroupées. Il s’agit à la fois d’un vivier d’invertébrés remarquables, et de l’habitat de 25 espèces de vertébrés protégées par la loi, dont 22 considérées comme en voie de disparition.

Les reptiles sont nombreux, mais ils savent se faire discrets. En journée, ces animaux s’abritent sous des rochers ou dans le sol pour éviter la brulure du soleil et se protéger de la chaleur écrasante. En revanche, si vous allez vous y promener, vous ne manquerez pas de constater la présence de nombreux insectes, araignées, et oiseaux en tous genres. Il y a, dans la faune à observer, une foule de représentants méditerranéens parmi lesquels les cigales, papillons et autres petites bêtes comme le scorpion jaune ou la scolopendre. Il y a moins de chance d’y croisez des mammifères, présents en plus petit nombre, et préférant souvent profiter de la pénombre nocturne pour sortir de leur repère. Les calanques offrent un refuge à bon nombre d’espèces, mais une catégorie animale n’y est cependant pas à son aise. Le manque d’eau douce au sein du massif n’invite en effet pas au développement des batraciens.

Vous trouverez ici, classés par catégories, un détail des espèces animales terrestres les plus représentatives de la faune du massif des calanques.

1.1. Les invertébrés

Beaucoup d’invertébrés se sont très bien adaptés au climat aride des calanques. Ce sont en général de petits animaux qui ne sortent que la nuit et se tapissent sous les rochers le reste du temps. Il s’agit dans une majorité de coléoptères, comme le grand capricorne, ou de lépidoptères, c'est-àdire des papillons et surtout de micros papillons. Dans les vallons, les espèces sont plus abondantes, du fait d’un climat moins rude. Entre les rochers courent des petits scorpions jaunes, non venimeux, mais aussi des scolopendres, avec qui une rencontre peut s’avérer dangereuse.

Le grand capricorne :

Le grand capricorne est l'un des plus grands coléoptères d'Europe. La longueur de son corps est généralement comprise entre 2,5cm et 6cm, et ses antennes peuvent atteindre 80mm. Le mâle est plus grand que la femelle, qui a au contraire, des antennes plus courtes que son corps. Il est de couleur noire, avec une partie brune à l'arrière.

Ce petit animal nocturne se reproduit principalement dans les chênes centenaires. Quand il s'installe dans un arbre, il y creuse de longues galeries, qui finissent par causer la mort du végétal.

Il s'agit d'un insecte en voie de disparition et protégée, qu'on retrouve principalement dans le sud de la France. Sa population est très faible dans les autres régions. Dans les forêts méridionales, son existence est mise en danger par les incendies récurrents qui abîment, voire détruisent son milieu de vie naturel.

Le scorpion jaune (Buthus occitanus) :

Le scorpion jaune est un animal nocturne que l'on retrouve surtout sur la rive droite du Rhône. On le nomme parfois scorpion languedocien, du fait de sa localisation.

Il s'agit du plus grand scorpion d'Europe. Il mesure entre 5 et 9cm, du bout des pinces jusqu'à l'extrémité de la queue. La femelle est généralement plus grande que le mâle. Comme l'indique son nom, il est uniformément jaune.

Sa piqûre, bien que très douloureuse, n'est pas dangereuse pour l'homme. Cela le démarque de ses congénères orientaux de Grèce ou du Turquie.

La scolopendre (Scolopendra cingulata) :

La scolopendre (cingulata) est un mille-pattes d’une longueur d’environ 6 à 15 cm, répandue sur tout le pourtour de la mer Méditerranée. Ces prédateurs nocturnes aiment les paysages rocailleux, pour pouvoir se cacher du soleil dans la journée.

Sa couleur varie selon les régions dans lesquelles on la rencontre. Les crochets qui partent de son ventre peuvent mesurer plus d'un centimètre, et lui donnent une démarche zigzagante.

Contrairement au scorpion jaune, il vaut mieux l’éviter car sa morsure lui permet d’injecter un venin qui peut s’avérer très dangereux. Un oedème peut alors se former, et dans certains cas on peut voir apparaître autour de la morsure une nécrose cutanée. Ce sont par ailleurs des animaux très voraces, qui se nourrissent d'insectes, mais aussi de petits lézards.

Il existe dans le monde d'autres sortes de scolopendres, plus exotiques et plus dangereuses encore.

1.2. Les vertébrés

Dans le grand nombre d’espèces qui constituent la faune des calanques, on trouve d’autres animaux remarquables, comme le Lézard ocellé. Des espèces sont très caractéristiques du milieu, à l’instar du Phyllodactyle d’Europe ou de l’Orpin du littoral. D’une manière générale, tous les reptiles et batraciens que l’on rencontre dans les calanques sont protégés. Parmi les mammifères, certain comme le blaireau, le sont également.

1.2.1. Les reptiles

Dans les Calanques, tous les reptiles des calanques sont considérés comme des espèces protégées. Ces paysages en attirent des espèces très diverses. Le relief et les nombreuses cachettes qu’il offre sont idéals pour que ces petits animaux s’abritent du soleil. Si l’on ne rencontre pas de vipère dans les Calanques, on y décompte en revanche trois types de couleuvres bien distincts. Ces serpents inoffensifs peuvent atteindre une longueur de 2m. Plusieurs variétés de lézards sont également représentées dans ces lieux, comme le lézard ocellé, le lézard des murailles et le petit gecko.

SAURIENS
Le lézard ocellé (Timon lepidus)

Le lézard ocellé est réputé pour être le plus grand lézard d’Europe. On le retrouve principalement dans le Sud-Ouest de l’Europe, au milieu des terrains secs et ensoleillés, à la végétation en général peu luxuriante.

La taille de ce reptile aux couleurs vives est en général comprise entre 55 et 70cm. Il se nourrit majoritairement d’insectes, et doit échapper aux couleuvres et aux rapaces, ses prédateurs.

Des fossiles attestent de l’existence de ce reptile il y a déjà 2,3 millions d’années. Il s'agit aujourd’hui d'une espèce rare, qui connaît actuellement une forte diminution du le nombre de ses représentants en Europe. Le lézard ocellé est l’une des sept espèces de reptiles menacées d’extinction en France. Il est protégée et a capture est interdite.

La tarente (Tarentola mauritanica)

La tarente, ou tarente de Maurétanie, comme on l’appelle parfois, est une espèce de lézard nocturne, vivant sur le pourtour de la Méditerranée. Il aime les espaces boisés, et grimpe souvent aux arbres.

Ce gecko a une taille qui dépasse rarement les 13cm, mais sa queue est relativement longue. Sur sa peau, on peut voir des petites protubérances, qui lui donnent un aspect trapu. La couleur de son corps varie selon la température : plus il fait chaud, plus sa peau tirera sur le brun foncé. A l’inverse, quand il fait froid, il est beige clair. Il se nourrit exclusivement d'insectes. Il s’agit également d’une espèce rare en France.

Phyllodactyle d’Europe (Phyllodactylus europaeus)

Le Phyllodactyle est un lézard du littoral, préférant vivre dans des milieux rocailleux, exposés au soleil et à l’abri du vent. Il est présent en méditerranée et dans ses îles.

Il n’est pas très grand (en moyenne 7cm à l’âge adulte), mais sa couleur est assez particulière : il est en général brun marbré, et constellé de points clairs. Il s’éclaircit la nuit, et devient plus foncé en journée. Il possède de plus une queue courte et épaisse, facilement repérable, et préhensible. Il s’agit d’un animal nocturne, qui se nourrit principalement d’insectes. Il n’ouvre jamais ses paupières, transparentes. Menacé par les incendies et l’urbanisation, le phyllodactyle est protégé.

CHELONIEN
Tortue d'Hermann (Tetsudo hermanni) :

La tortue d’Herman, aussi appelée Tortue des Maures, est présente autour de la mer Méditerranée, principalement en France, en Espagne, en Italie, et dans leurs îles.

La sous-espèce occidentale est la plus petite. A l’âge adulte, elle mesure entre 18 et 20cm. Sa carapace jaune est parsemée de taches brunes très foncées. On la reconnait parmi les autres espèces de tortues par les bandes noires qu’elle arbore sous son plastron.

Ces animaux doivent sans cesse s’adapter à la température : elles ne supportent ni le froid, ni le chaud. De mi-novembre à mi-mars, ils hibernent. Le reste du temps, ils choisissent soigneusement leur activité en fonction de la température.

Les tortues vivent longtemps. Leur espérance de vie avoisine les 40 ans dans la nature, et est généralement comprise entre 60 et 80 ans en captivité. Mais de nombreuses menaces la guettent, liées principalement à l’urbanisation, qui dégrade son habitat naturel, et les comportements humains, qui lui sont souvent néfastes.

Les tortues d’Hermann présentes dans les Calanques sont les seules tortues terrestre de France. Bien qu’elles soient très semblables, ses gènes sont différents de ceux de ses comparses espagnoles, italiennes ou Corse. Cette sous-espèce, dite « en danger », est la plus menacée. Elle est protégée par la loi et a fait l’objet d’un plan national de restauration dans les années 90.

1.2.2. Les batraciens

Dans la faune des calanques, une catégorie animale est peu représentée. Les calanques comptent en effet peu de batraciens, car ce milieu est peu favorable à leur développement. Ils préfèrent les lacs d’eau douce, et les régions plus humides. On en trouve cependant quelques espèces, toutes protégées.

1.2.3. Les mammifères

Les mammifères sont nombreux dans les calanques. La garrigue et les pinèdes sont des lieux très appréciés des musaraignes, des mulots, des fouines ou des rats noirs. Ces paysages attirent également le lapin de garenne, le lérot, le renard et la belette, ainsi que le blaireau, une espèce considérée comme en voie de disparition. Les nombreuses grottes et fissures des Calanques fournissent un abri idéal pour les chauves-souris, qui aiment s’y blottir. Les arbres sont eux le logis de nombreux écureuils.

Le blaireau (Meles Meles) :

Le blaireau, ou Tesson/Tasson est le plus gros mustélidé d’Europe, avec un poids qui peut atteindre 20kg à l’âge adulte. On le retrouve en Europe, au sud du cercle polaire, aussi bien dans les bois que dans les champs et à la montagne.

Son corps, tout en rondeurs, peut atteindre une longueur de 70cm, et sa queue lui rajoute encore une vingtaine de centimètres. On le reconnait facilement grâce aux longues bandes noires qui décorent son museau.

Cet animal a une activité essentiellement nocturne. Il s’agit de l’un des rares mammifères monogames. Il vit en famille dans des terriers qu’il creuse sur tout type de terre, même les plus dures. Ces galeries peuvent atteindre 3, voire 4m de profondeur. En hiver, s’il n’hiberne pas, il se terre tout de même dans cet habitat et ralentit fortement son activité.

Sa mauvaise réputation auprès des agriculteurs et des chasseurs tient à son alimentation. Omnivore, il aime manger des fruits et des baies. Mais son régime contient également une grande part de mollusques, rongeurs, insectes, batraciens et même de vipères, au venin inoffensif pour le blaireau.

Son espérance de vie est d’environ 15 ans. Il s’agit aujourd’hui d’une espèce protégée, mais il a subit dans les années 1970 les conséquences des campagnes de gazage des terriers censées lutter contre le virus de la rage. Il est par ailleurs sujet à une grande mortalité à cause du trafic routier, de la chasse et du piégeage (interdit en France.)

La chauve-souris Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis)

Le molosse de Cestoni est une espèce de chauve-souris dont la forme de la tête rappelle celles des espèces canines. On le trouve en Europe principalement dans le Sud de la France, dans les Alpes et en Corse, où il cherche surtout des hautes falaises et leurs fissures pour s’abriter. Il est un peu plus présent en Asie.

Cette espèce est reconnaissable par sa grande taille (jusqu’à 40cm), mais aussi et surtout par sa longue queue, qui fait en général plus de la moitié de la longueur de son corps. Son museau et ses grandes oreilles lui ont valu d’acquérir le nom de « molosse », par la ressemblance évoquée avec un chien.

Les molosses de Cestoni vivent en général en colonies, qui peuvent comporter plus d’une centaine d’individus. Ils se nourrissent d’insectes. Pour les trouver, ils peuvent effectuer des vols de plus de 10km. Cette espèce est protégée sur l’ensemble du territoire français.

Le lérot (Eliomys quercinus) :

Le Lérot, aussi appelé Loir des greniers ou Rat-Bayard, est un rongeur de la famille des Myoxidae. On le trouve dans une grande partie de l’Europe, ainsi qu’en Asie mineure.

Le corps de ce petit rongeur mesure entre 10 et 17 cm, à peine plus que sa queue dont la longueur est comprise entre 9 et 15 cm. Il pèse entre 45g et 120g. Son pelage est brun-roux sur le dos, et blanc sur les pâtes et le ventre.

Il ressemble beaucoup au loir, mais s’en distingue par une tête plus pointue ornée d’un masque noir autour des yeux, et des couleurs plus contrastées.

Cet animal apprécie les zones boisées, mais les terrains rocailleux et les zones péri-urbaines lui conviennent également. On peut ainsi en rencontrer dans les vergers ou les greniers abandonnés. Il vit dans les nids d’oiseaux abandonnés ou dans un nid qu’il case dans un buisson ou un tronc d’arbre. Il hiberne d’octobre à avril, dans des grottes, des trous de murs ou des greniers.

Le lérot vit essentiellement la nuit. Le régime de cet animal, le plus carnivore d’Europe, est à 80% constitué de proies animales. Il n’hésite par ailleurs pas à faire preuve de cannibalisme et à dévorer ses semblables quand la faim se fait sentir. Il est à l’inverse la proie des fouines, des chats et des oiseaux nocturnes. Sa queue se détache lorsqu’il doit échapper à un prédateur.

Cette espèce est en forte régression, et est considéré comme une espèce grandement menacée. Les raisons de cette disparition sont encore mal comprises, mais elles comprennent la dégradation de son habitat naturel, ainsi que le phénomène de pollution lumineuse qui le gêne la nuit. Malgré le danger d’extinction, des poisons spécifiques contre le lérot sont encore vendus en France.

Le grand rhinolophe

Le grand rhinolophe est une chauve-souris au faciès étonnant. Sur le territoire des Calanques, on n'en voit quasiment plus, alors que quelques espèces de chauves-souris y vivent en nombre. La protection de leur habitat pourrait permettre un retour de ce drôle de chiroptère.

2. Les oiseaux

Les calanques sont le lieu de vie de nombreux oiseaux. C’est dans ce massif que l’on en retrouve le plus d’espèces, en plus grand nombres, et ils comptent pour une grande part dans la faune des calanques. Certains de ces oiseaux sont migrateurs, et font une halte dans les calanques, d’autres y restent de manière permanente. Parmi toutes les espèces recensées, on en compte 25 qui sont protégées en France, 6 qui sont protégées dans toute l’Europe, et 10 qui sont considérées comme en voie de disparition.

On peut citer, parmi toutes les espèces présentes dans la garrigue, la perdrix rouge, le rossignol, le bruant zizi, l’ortolan ou les fauvettes. Dans les vallons, où le climat est plus tempéré, on rencontre le traquet pâtre et le serin cini. Les pinèdes abritent le coucou geai, tandis que la huppe fasciée et la chouette chevêche s’élancent dans les espaces ouverts. Les hauteurs sont elles le domaine de l’aigle de Bonelli, du faon pèlerin, du hibou Grand-Duc ou du grand Corbeau. Parmi les espèces qui hivernent dans les calanques, on trouve la bécasse des bois, le crave à bec rouge, le tichodrome échelette ou encore l’accenteur alpin.

La zone est également habitée par des nombreux oiseaux marins, comme le fou de Bassan, et le cormoran huppé. La plupart se nourrit en mer, comme le font les puffins yelkouan, mais le goéland leucophée, l’espèce la plus représentée dans les calanques, préfère se nourrir dans les décharges.

Sur l’archipel du Riou, on compte un grand nombre d’espèces rares : le Faucon pèlerin, le Grand-Duc d’Europe, le Puffin cendré, le Puffin de méditerranée, le Pétrel tempête… Plus remarquable encore, l’archipel est le logis de la seule colonie de Cormoran huppé de France continentale.

L'aigle de Bonelli (Aquila fasciata) :

Cet oiseau de la famille des Accipitridae est présent en méditerranée et en Asie. La France, où il n’est présent que dans le sud, constitue la limite nord de sa répartition mondiale.

Ce rapace mesure entre 60 et 70 cm, et son envergure est de 150 à 170cm. Ce qui le rend caractéristique visuellement est la tache blanche qui orne le plumage de son dos et s’élargit avec l’âge. Elle contraste grandement avec la couleur sombre de ses ailes. Le reste de son corps est blanc.

Il aime les régions rocheuses à faible altitude, mais on le retrouve souvent dans les vallées et les plaines en hiver. Sa présence dans les calanques remonte à plus de 200 000 ans. On a en effet retrouvé des fossiles datant de cette époque dans les falaises calcaires.

Cet oiseau, en voie de disparition, est l’un des rapaces les plus menacées de France. Seuls trente couples subsistent, dont l’un vit dans le parc national des calanques. Il subit la mutation des paysages et les activités humaines dérangent son mode de vie. L’électrocution est sa première cause de mortalité. Il est protégé en France depuis 1981, et a fait l’objet de plusieurs plans de restauration.

Le Puffin cendré (Calonectris diomedea)

Le puffin cendré est un oiseau de mer grégaire, de la famille des Procellariidae. On compte 90% de la population de puffin cendré en Europe, en pleine mer la majeure partie de l’année, et sur les îles et les côtes rocheuses entre avril et aout, la période de reproduction. On le trouve principalement en méditerranée et au nord-ouest de l’Afrique. Dans les calanques, cette espèce est fortement représentée puisque 30 % de la population des puffins cendrés de France y sont réunis.

D’une hauteur de 45 à 55cm, et d’une envergure de 1 à 1,25m, cet oiseau peut être considéré comme relativement grand. L’ensemble de son corps et de sa tête sont d’une couleur gris-brin, tandis que les extrémités de ses ailes et de sa queue sont presque noires. Son ventre et l’envers de ses ailes est blanc. Il possède des pattes palmée, d’un coloris rosé.

Le puffin cendré a une activité essentiellement nocturne. Il consomme en majorité des animaux marins tels que des poissons ou des crustacés. Il chasse la nuit, au ras des vagues, plongeant juste le bec dans l’eau pour capturer ses proies en plein vol. Il peut également plonger, jusqu’à 4 ou 5m en profondeur, mais le fait rarement.

Les hommes n’ont pas à l’égard du puffin cendré, une attitude protectrice. Cet oiseau et ses oeufs sont chassés, pour être consommés. Par ailleurs, le tourisme côtier et l’urbanisation induisent une dégradation de ses lieux de nidation. Entre les années 1970 et 1990, leur nombre a considérablement diminué, et ce déclin persiste en Espagne et en Italie. Il s’agit d’une espèce protégée dans l’Union Européenne depuis 1979, malgré son classement par l’UICN dans la classe des préoccupations mineures.

L’océanite tempête de Méditerranée (Hydrobates pelagicus melitensis).

L'Océanite tempête est un oiseau de mer de la famille des Hydrobatidae, aussi appelé Pétrel tempête. C’est l’unique représentant du genre Hydrobates. On le retrouve exclusivement dans l’atlantique Nord-Est. La sous-espèce méditerranéenne est surtout concentrée à Malte, aux Baléares, en Italie et en Espagne. Les calanques en sont l’unique point de nidification en France.

Il s’agit du plus petit oiseau marin d’Europe, avec un corps d’une longueur de 14 à 17cm, et une envergure de 36 à 39cm. L’ensemble de son plumage, de même que ses pattes et son bec, sont noirs, mais une ligne banche traverse le dessous de son aile. Ce petit oiseau vole très près de la surface de la mer, donnant l’impression qu’il court sur l’eau. Il se nourrit principalement en surface, de planctons et de petits déchets de poisson, qu’il repère à l’odeur et saisit en vol.

Très discret, de par sa taille et ses moeurs nocturnes, il est rarement visible depuis les côtes, sauf en cas de violente tempête. Il est en revanche bien présent en mer et suit souvent les bateaux, surtout lorsque le vent se lève, car leur coque leur offre une protection face au vent. Pour cette raison, une croyance le décrit comme annonceur de tempête, d’où le nom d’océanite tempête. Le terme d’océanite fait référence aux océanides, qui selon la mythologie grecques, étaient des nymphes de la mer.

L’océanite tempête reste toujours en mer, et ne revient à terre que pour se reproduire. Il choisit alors les îles rocheuses et les falaises donnant sur la mer pour installer son nid. Les quelques 20 000 représentants de la sous-espèce méditerranéenne sont généralement sédentaires, mais certains de ces oiseaux se déplacent tout de même jusqu’en mer Noire.

Le record actuel de longévité de cet oiseau est de près de 34 ans. Les populations vivant en méditerranée ont connu une chute importantes dans leur nombre ces dernières années. Elles subissent en effet l’attaque de mammifères prédateurs accidentellement introduits sur les îles dans lesquels elles nichent. Par ailleurs, la pollution des mers est pour eux une autre menace, les rendant susceptibles d’avaler des déchets toxiques. Ces animaux sont actuellement protégés dans toute l’Europe.

Le goéland leucophée (Larus michahellis)

Le goéland leucophée, plus communément appelé Gabian en Provence, est l’espèce d’oiseau de mer la plus présente dans le massif des Calanques. A Marseille, on estime leur population à 23 000 couples, et ce chiffre ne fait qu’augmenter (10% par an, environ). On le trouve essentiellement dans en méditerranée, mais il se reproduit parfois sur les falaises du littoral atlantique français, ou dans les îles rocheuses près de la côte.

Sa taille est souvent comprise entre 56 et 68 cm, et son envergure va de 140 à 155cm. Son manteau et ses ailes sont gris, tandis que sa queue et son ventre sont blanc. Durant l’hiver, sa tête prend également une teinte blanche. Ses pattes son jaunes et le bout de ses ailes est noir.

Il se regroupe en larges colonies, et niche à même le sol dans des cavités naturelles de la roche ou dans des creux formés dans le sable. Entre mars et avril, durant la période de ponte, cet oiseau peut se montrer très agressif envers les curieux qui s’approcheraient trop près de leur nid.

Le régime alimentaire de cet oiseau est traditionnellement formé de petits poissons et d’oisillons. Mais les comportements humains et la société consommatrice actuelle ont entrainé une modification de leurs habitudes alimentaires. Ils se nourrissent aujourd’hui largement dans les déchetteries, et avec les rejets de bateaux de pêche industrielle. La facilité avec laquelle il peut donc se nourrir est un facteur explicatif de sa grande expansion.

Si cette espèce avait presque disparue au début du XXème siècle, elle connait depuis quelques dizaines d’années un spectaculaire retour en force, au point d’en devenir parfois trop envahissante. Elle colonise l’intérieur des terres, faute de place sur le littoral.

Le Hibou Grand-Duc (Bubo bubo)

Le Hibou grand-duc est une des espèces de rapaces nocturnes. Il est très répandu en Europe et en Asie centrale et orientale. En France, il est surtout présent dans les régions rocailleuses du sud et de l’est.

Cette espèce d’oiseaux, parmi les plus grandes et les plus puissantes d'Europe, atteint en moyenne 65 à 75 cm de haut. Sa grande envergure (160 à 188 cm) et sa queue courte le rendent facilement reconnaissable en vol. Son plumage brun-roux est parsemé sur le dessus de taches d’un coloris brun foncé, et strié sur le dessous de petites lignes de la même couleur. L’aspect duveteux de ses plumes rend son vol très silencieux. Sur sa tête pointue, ses grands yeux oranges sont surmontés sont surmontée d’aigrettes de 8cm environ, légèrement repliées vers l’arrière. L’oiseau les dresse lorsqu’il se sent dérangé ou excité.

Son alimentation est très variée : rongeurs, lapins, oiseaux (marins ou non), hérissons, et même autres rapaces. Il aime s’installer dans les montagnes, autant que dans les plaines, avec une préférence pour les falaises proches de lacs.

Dans la nature, le Hibou Grand-Duc a une espérance de vie d’une vingtaine d’année. Il a longtemps été pourchassé en Europe, par superstition. On le disait oiseau de malheur, ou on le clouait sur les portes des granges pour recevoir une protection divine. Depuis les années 1990, on s’est apperçu de son importance en termes écologique et agronomique. Il est depuis 1964 protégé de la chasse en France, et bénéficie d’une protection totale depuis 1981 sur tout le territoire de l’Union Européenne. Il reste tout de fois menacé la dégradation de son milieu naturel, et l’emploi de pesticides agricoles et de poisns conre les rongeurs. Le trafic routier rentre également pour une grande part dans les menaces de l’espèce. Dans les Calanques, un couple de hiboux Grand-Duc niche sur l’Archipel de Riou.

La chouette chevêche (Athene noctua) :

La chouette chevêche, aussi appelée chevêche d’Athéna, est un oiseau de la famille des strigidés. On la retrouve principalement dans le bassin méditerranéen, en milieu ouvert comme les domaines agricoles, mais elle est aussi présente dans de nombreux pays d’Europe.

Petite (26cm en moyenne), ronde et trapue, cette chouette est reconnaissable par ses sourcils blancs et froncés surmontant des yeux jaunes, qui lui donnent un air sévère. Son plumage est fait de nuances de gris, son ventre et ses pattes sont blancs, et sa tête ornées de petites taches blanches. Son cri, clair et bref, est facilement reconnaissable. Lors de son vol onduleux, elle déploie des ailes qui lui donnent une envergure de 60cm environ.

On peut observer cette chouette de jour comme de nuit, dans les vergers qu’elle affectionne. Elle a acquis le surnom de chouette des pommiers, à force d’y installer ses nids. Elle se nourrit principalement d’insectes, de lézards et de petits mammifères et attaque parfois les petits oiseaux.

Cette chouette tient son nom de la déesse grecque Athéna, dont elle était l’emblème. Symbole de la Connaissance, elle deviendra par la suite celui de la ville d’Athènes.

Sa durée de vie est d’environ 9 ans dans la nature. Le nombre de chouettes chevêches a fortement diminué au cours du XXème siècle. Le trafic routier est sa principale cause de mortalité, mais ces oiseaux doivent aussi faire face aux modifications des pratiques agricoles qui affectent son milieu de vie. Elle est protégée en France depuis 1981, et fait actuellement l’objet d’une politique de repeuplement.

Le faucon pèlerin (Falco peregrinus)

Le faucon pèlerin est un rapace connu par la rapidité de ses descentes en piquées (qui peuvent atteindre une vitesse de 400km/h, mais sont plus généralement d’une vitesse de 130 à 184 km/h). Ce sont les plus rapides du monde.

On compte une vingtaine de sous-espèces, réparties sur plus de 10 000 000 km², sur tous les continents (sauf l’Antarctique). Les habitants de l’île de Riou sont traditionnellement très préoccupés par ces animaux, puisqu’ils pratiquaient leur capture et leur élevage dès le Moyen-Age. L’île abrite aujourd’hui 4 couples de faucon pèlerin.

Son dos est gris foncé ; son ventre de couleur crème est orné de dessins noirs. Sur sa tête, les joues sont blanches et une tache noire surmonte son bec, court et recourbé dès la base. La femelle est plus grande que le mâle, et peut atteindre jusqu’à 54 cm de hauteur, et 113cm d’envergure. C’est à la femelle que l’on fait référence quand on parle de faucon pèlerin, le mâle étant appelé tiercelet.

Le faucon pèlerin apprécie les territoires découverts peu boisés, tels que des falaises de montagne ou de bord de mer. On en trouve cependant de plus en plus en zone urbaine, sur de hauts immeubles. Il ne vit pas en groupe. Chaque couple veille à rester à une distance d’un moins 1km du couple de congénères le plus proche, afin de garder un territoire nourricier suffisant. Il se nourrit presque exclusivement d’oiseaux plus ou moins gros, et attaque parfois des petits mammifères terrestres. A l’inverse, il est chassé par les grands rapaces, comme le Hibou Grand-Duc, et certains mammifères comme le chat sauvage ou le renard.

En France, cet animal est sédentaire et surtout présent dans les Voges, les Pyréennées et le Macif Central. Au printemps, on peut voir les mâles faire des acrobaties aériennes, pour attirer les femelles. En 2004, la LPO estimait que l’on trouvait 1500 couples sur le territoire français.

Il s’agit d’un animal très représenté dans les religions et les mythologies. En Egypte, il s’agissait de la représentation du Dieux-Roi Horus. Il est également le symbole de plusieurs autres divinités dans la mythologie scandinave, slave ou encore fidjienne.

Dans la nature, les faucons pèlerins ont une espérance de vie de 13 ans en moyenne. A l’issue de la seconde guerre mondiale, à cause d’une pollution des sols et de ses proies au DDT, leur nombre a très fortement diminué en Europe et aux Etats-Unis. Par ailleurs, les populations les chassaient bien souvent, les considérant comme nuisibles. Après être passé près de la disparition, ses populations sont à nouveau en expansion en Europe et en Amérique du Nord. En France, l'animal est sous protection intégrale depuis 1976. En Europe il fait l’objet d’une protection maximale. Cependant, au niveau mondial, l’UICN considère que cet oiseau, dont les représentants comptent environ 100 000 individus, n’est pas menacé. Certaines sous-espèces sont en revanche en voie de disparition, et certaines zones n’en abritent plus que quelques couples. Les principales menaces qui mettent en danger sa survie son la chasse, le braconnage, la dégradation de son milieu de vie et de celui de ses proies, ainsi que l’apparition de loisirs en falaises, qui dérangent leurs zones de reproduction.

3. Les espèces animales marines

On ne peut évoquer la faune des calanques sans parler des animaux marins. La mer des calanques recèle en effet de très divers organismes vivants. Puisque, contrairement aux côtes atlantiques, le plateau continental ne s’y prolonge pas sur une très longue distance, on se retrouve vite à des profondeurs de 1000m. Des espaces ouverts à nombreux poissons et autres mammifères marins ! La vie sous-marine varie toutefois selon la pénétration de la lumière du soleil. Celle-ci va dans les calanques jusqu’à 100m de fond. L’espace vital de beaucoup d’espèces y est donc réduit, restreint près de la surface. Mais la diversité biologique est tout de même exceptionnelle dans les calanques, et une grande variété d’espèces marines nagent entre les épaves et autres vestiges historiques que cette mer recèle.

Comme sur terre, l’abondance de la flore permet la diversité de la faune. L’herbier de Posidonies joue, dans les profondeurs sous-marines, un rôle semblable à celui des forêts sur terre : il offre refuge et nourriture à de nombreuses espèces. Grâce à son existence, de l’oxygène est produit en grande quantité, et la vie foisonne à ses abords. Mais cette plante est très sensible à la pollution induite par les rejets industriels et urbains, le trafic maritime des pétroliers ou encore la pression démographique estivale croissante qui va de pair avec l’augmentation des rejets et de la navigation de plaisance. Il y a donc lieu de s’inquiéter pour la faune sous-marine.

La faune des Calanques compte ainsi 40 espèces animales maritimes protégées. Parmi ces animaux on peut citer le mérou, le triton, le corb, la langouste, la cigale de mer, le denti, ou encore l’hippocampe tacheté. Dans les joyaux qui ornent les fonds marins, on peut également mentionner des espèces protégées telles que le corail, le violet, la grande nacre ou encore la dentelle de Neptune. Par ailleurs, aux côtés des nombreux poissons, de nombreux poulpes et gorgones vivent dans les fonds marins, souvent la proie d’espèces plus imposantes.

Le mérou brun (Epinephelus marginatu)

Le mérou brun, aussi appelé mérou de la Méditerranée, ou mérou rouge, est un poisson de la famille des Serranidae. Parmi les huit espèces de Mérou recensées dans la mer méditerranée, c’est celui qui est le mieux représentatif de la zone (bien qu’il soit aussi présent au large du Brésil). Le mérou a un corps ovale imposant, qui mesure entre 80 et 180cm, pour un poids compris entre 3 et 10kg. Il se nourrit essentiellement de seiches, de calamars et de poulpes. Ce poisson n’a pas de sexe déterminé à sa naissance. A quatre ans il devient femelle, avant de devenir mâle entre 9 et 12 ans, jusqu’à sa mort, à 50 ans environ.

La mérou est de nature solitaire. Il vit dans les zones rocheuses du fond de la mer, jusqu’à 200m de profondeur. Cet habitat, de même que la facilité avec laquelle il se laisse approcher, en font un poisson très apprécié des plongeurs et des photographes. Il est probablement le poisson le plus médiatisé de la mer méditerranée.

Peu farouche, cet animal se laisse facilement prendre au piège des pêcheurs. Pour cette raison, la surpêche a bien failli le faire disparaître des calanques. Il est considéré comme en voie d’extinction. Mais depuis que la France a établi un moratoire sur la pêche, sa présence s’intensifie sur les côtes.

Le phoque moine (Monachus monachus)

Le phoque moine de la méditerranée est un animal marin appartenant à la classe des pinnipèdes. Il s’agit de la plus menacée des espèces de pinnipèdes, et son existence est considérée comme en danger critique d’extinction. Très sensible à la pollution qui affecte les eaux des calanques, il en a pratiquement disparu.

Le phoque moine mesure 1 à 4m de long, pour un poids variant de 400 à 600kg. Sa peau lisse est entièrement grise. Son régime alimentaire se compose principalement de poissons, seiches, poulpes, crustacés, langoustes et homards, mais il se nourrit aussi occasionnellement d’algues.

La mer méditerranée ne compte aujourd’hui pas plus de 700 phoques moines, depuis la côte occidentale de l'Afrique jusqu’ à Madère. Cet animal était autrefois bien présent dans ces eaux, mais la pollution, l’appauvrissement de son habitat naturel, et surtout la chasse ont été dévastateurs pour cette espèce. Le long des côtes françaises, on trouvait des phoques moines assez facilement jusque dans les années 1930, et encore jusque dans les années 1970 autour de la Corse. Il s’agit aujourd’hui d’un animal rare, que l’on peine à observer dans les Calanques.

Le grand dauphin (Tursiops truncatus)

Le Grand dauphin, également appelé Souffleur ou Tursiops, est un cétacé de la famille des Delphinidae. On en trouve dans toutes les mers du monde, et il n’est pas rare d’en apercevoir au large de Marseille, de Cassis ou de la Ciotat.

Il existe deux types de grands dauphins : certains ont un mode de vie côtier, tandis que les autres aspirent au grand large, et vivent autour des îles océaniques. Le premier type est migrateur, tandis que le second est sédentaire. Dans les océans les dauphins plongent jusqu’à 200m, pendant 15 minutes ; le long des côtes, ils descendent à 30m, pour une durée de 4 à 5 minutes.

Le corps du dauphin est coloré de nuances de gris sur le dos et de blanc sur le ventre. Il mesure en moyenne entre 2 et 4m et pèse 150 à 400kg, le mâle étant plus grand que la femelle. Par ailleurs, les dauphins océaniques sont plus robustes que ceux du littoral. Son « sourire » facilement reconnaissable est dû aux plis autour de son bac, et aux mouvements limités de sa mâchoire. La bosse graisseuse située sur son front (le melon) lui permet d’émettre des ultrasons et de pousser les cris stridents qui lui sont caractéristiques.

Les grands dauphins vivent en groupe, avec en général 1 à 5 de leurs camarades. Ces groupes sont constitués par les femelles et leurs petits, occasionnellement rejoints par les mâles. Ils apprécient également la présence d’autres cétacés. On peut en trouver qui se déplacent en solitaire, surtout des mâles. Vivre en groupe leur offre une protection contre les prédateurs.

Cet animal a la réputation d’être très intelligent. Son cerveau est comparable à celui d’un homme. Il peut comprendre des notions très abstraites telles que les mathématiques et établir des stratégie de fuite complexe lorsqu’il se sent menacé. Il a également un sens de l’ouïe très développé. Pour chasser, les dauphins utilisent l’écholocation, en émettant des ultrasons. Il se nourrit essentiellement de poissons et céphalopodes. Il s’agit d’un animal très opportuniste, qui n’hésite pas à nager près des navires de pêche pour espérer récolter quelques poissons. Il est à l’inverse chassé par les grands requins et certains orques.

Les mêles vivent jusqu’à 30 ans environ, et les femelles atteignent en général l’âge de 40 ans. Bien que cette espèce ne soit pas particulièrement menacée, et au contraire bien présente dans la méditerranée, la taille de sa population décroit. Parmi les explications, on peut évoquer la chasse, notamment au Japon et dans les îles Féroé, la capture dans les filets destinés à la pêche au thon, la pollution maritime, l’urbanisation des cotes qui réduit son espace habitable, ou encore la pollution sonore qui le désoriente et peut le faire échouer.

La cigale de mer

La cigale de mer est un crustacé de la famille des Scyllaridés. Si les cigales de terre sont un emblème de la Provence, les cigales de mer en sont un de la Méditerranée.

Leur carapace est plus aplatie que celle des langoustes. Elles n’ont pas de pinces et leurs antennes sont courtes et larges. En France, on trouve deux espèces de cigale de mer : la petite cigale (scyllarus arctus), et la grande cigale (scyllarides latus).

Ces deux espèces vivent dans la mer méditerranée, et se nourrissent de mollusques, d’algues et d’isopodes. La petite cigale atteint rarement plus de 12cm de longueur. Elle s’enfonce en mer jusqu’à 30m de profondeur, où on la trouve dans les zones côtières accidentées et dans les herbiers. En Atlantique, elle peut même s’installer à 100m de profondeur. La grande cigale peut atteindre 50cm de long. On la retrouve principalement entre 2 et 100m de profondeur, dans des zones rocheuses et sableuses. La surpêche a entrainé la raréfaction de la grande cigale en Méditerranée française. Pour cette raison, elle est dorénavant intégralement protégée et sa capture est strictement interdite.

Le denti (Dentex dentex)

Le denté commun, ou denti, est un poisson de la famille des Sparidae. Il est très présent en Méditerranée, en mer Noire, et sur la côte ouest atlantique.

Ce poisson, relativement grand, peut atteindre jusqu’à 1m de long. Son corps est argenté, parsemé de reflets bleus et rose sur la partie dorsale. Sa tête massive est surmontée d’un front presque droit. Les deux canines pointues situées à l’avant de sa mâchoire inférieure le rendent facilement reconnaissable.

Il s’agit d’une espèce solitaire, que l’on rencontre souvent entre 15 et 50m de profondeur, et qui peut descendre jusqu’à 200m. Il se cache dans les herbiers, aussi bien que dans les épaves ou les fonds rocheux. Il s’agit d’un grand prédateur, chassant dans les fonds sous-marins. Leur régime alimentaire est constitué de poissons, de céphalopodes et de crustacés.

Depuis quelques années, on en trouve en nombre croissant en Haute Corse, où un banc de 100 poissons a pu être observé en juillet 2007. Autour de Port-Cros commencent à se déplacer des bancs d’une trentaine de spécimens.

L’hippocampe tacheté (Hippocampus guttulatus)

L’hippocampe tacheté est un poisson de petite taille, particulier par sa forme et son mode de vie. Il est présent en Méditerranée et en Atlantique, et plus rarement dans la Manche.

Il peut atteindre une longueur 15 cm. Son corps, d’une couleur jaune ou brune, et piqueté de taches blanches. Des plaques osseuses situées sous la peau remplacent les habituelles écailles des poissons. Sa tête et son corps forment un angle de 90°, et sa posture reste ainsi verticale. Il possède un long museau, qui dépasse en général un tiers de la longueur de sa tête. Son corps comporte une cinquantaine d’anneaux, au bout desquels se trouve une queue longue et effilée, à l’extrémité enroulée.

Avec sa queue, l'hippocampe s'accroche aux algues, ou aux zostères posidonies dans lesquelles il vit. Il y passe la majeure partie de son temps. Il se déplace très lentement, en agitant sa nageoire dorsale ou en rampant avec sa queue. On le trouve en général jusqu’à 10m de profondeur, mais il s’enfonce en méditerranée jusqu’à des profondeurs de 30 à 40m. Il utilise sa bouche pour aspirer les petits organismes dont il se nourrit, principalement des copépodes et des petits crustacés. Contrairement à ce qu’on observe chez la plupart des espèces animales, ce sont les mâles qui portent les oeufs, dans une poche ventrale. Les hippocampes sont protégés en méditerranée.

Le corail rouge (Corallium Rubrum) :

Le corail est une espèce animale marine, de la famille des coralliidés, dont la beauté a longtemps fait la renommée de la mer méditerranée. Cet « or rouge » a été pendant plusieurs siècles utilisé dans la fabrication de bijoux ou de statuettes décoratives, notamment en Italie. Mais il disparait aujourd’hui progressivement.

Le corail rouge tient son nom de la couleur rouge à orange de son squelette calcaire. Il en existe également dont la teinte est plus rosée. Ce petit animal invertébré est souvent confondu avec un végétal, par son aspect évoquant celui d’un arbuste. Il forme en effet des colonies arborescentes, ramifiées de toutes parts. Celles-ci mesurent en général entre 5 et 20cm. Elles sont aujourd’hui bien plus petites que celles que l’on pouvait déjà trouver durant l’Antiquité, à cause de sa surpêche et de l’extrême lenteur de sa croissance. Il lui faut une dizaine d’années pour grandir de 3cm seulement.

Le corail rouge, exigeant peu de lumière pour sa survie, se fixe sur les parois peu éclairées des falaises ou des grottes ou dans les profondeurs rocheuses. Les 8 tentacules blancs qui se déploient à la base de sa bouche lui servent à prélever sa nourriture dans le plancton : oeufs, larves, petits crustacés... Le corail a également besoin pour se développer d’une eau limpide et agitée, d’une température moyenne de 15°c. Son existence dans la mer méditerranée connait donc ses limites. L’espèce que l’on y trouve est très différente du corail des mers chaudes, plus facile à trouver mais aussi plus poreux, avec lequel on ne peut pas réaliser de sculpture ou de bijoux de grande valeur.

Si la longévité de cet animal est impressionnante (entre un et plusieurs siècles), la surpêche par des corailleurs toujours plus performants l’a rendu assez rare. Localement disparue ou menacée, elle est protégée en France depuis 2011, jusqu’à 50m. On trouvait autrefois du corail rouge à 30 ou 40m de profondeur. Il se récolte dorénavant dans le nord de la méditerranée à 100 voire 200m de profondeur.

La grande nacre (Pinna nobilis) :

La grande nacre, parfois appelée jambonneau hérissé, est un coquillage rouge que l’on trouve dans la mer méditerranée.

Pouvant dépasser une longueur de 1m, il s‘agit de l’un des plus grand coquillages du monde. On la trouve piquée verticalement dans les fonds sableux. Elle est souvent recouverte d’herbiers de posidonie. Des crustacés vivent souvent à l’intérieur de sa coque bipartite.

On la trouvait autrefois très facilement sur le littoral français. Mais la pollution, la dégradation des herbiers de posidonie, ainsi que la récolte par des plongeurs peu scrupuleux en quête de souvenirs originaux, l’ont presque complètement décimé. Elle est par conséquent protégée en France depuis 1992, et sa pêche est strictement interdite.

La dentelle de Neptune (Reteporella grimaldii) :

La dentelle de Neptune est une espèce animale commune en méditerranée, que l’on retrouve aussi dans l’est de l’Atlantique.

D’une couleur rose, tirant parfois sur le jaune pâle, cet animal évoque par sa structure fragile en fines lames ondulées, l’aspect d’une dentelle. Cette colonie (zoarium), d’une dizaine voire une vingtaine de centimètres, est formée par de nombreux individus (les zoécies). A la base, ceux-ci sont plus condensés.

Cette espèce n’apprécie guère la lumière, et s’installe dans les endroits ombragés, de la surface à 50m de profondeur. Il peut s’agir de grottes, des cavités, de surplombs rocheux… La fragilité de la dentelle de Neptune explique qu’on la trouve en général à l’abri des forts courants.

La Flore, trésor des Calanques

Le massif des calanques est un écosystème particulier. Le sol est constitué de calcaire, et la terre peu présente. Les végétaux laissent pousser leurs racines dans les failles et fissures de la roche. Le climat y est aride, les périodes de sécheresse récurrentes. L’essentiel de l’humidité provient de l’évaporation de la mer, et de de pluie automnales et hivernales, courtes mais abondantes. Les espèces végétales que l’on y trouve doivent donc être adaptées à ce climat, à l’instar de la bruyère multiflore erica, du laurier-tin, de la salsepareille ou encore du chêne kermès. La formation calcaire de ce territoire rend par ailleurs longue et difficile la reconstitution des végétaux après un incendie.

Dans le développement de la faune, la présence d’une flore abondante et variée est indispensable. C’est le cas dans les calanques, où l’on dénombre plus de 900 espèces végétales différentes. Ces 900 espèces constituent un cinquième de celles connues en France, et vingt-deux d’entre elles sont protégées, au niveau national ou régional, tandis que dix-neuf sont considérées comme très rares. Selon Natura 2000, près de la moitié de l’espace marin des calanques est d’intérêt européen. On y recense par ailleurs vingt-six habitats naturels et quarante habitats mixtes, regroupés en quatre grands ensembles : les habitats rocheux, les habitats forestiers, les habitats ouverts et les habitats littoraux.

Ce sont les pins d’Alep qui recouvrent la plus grande part du massif, mais on retrouve également des espèces très rares, comme l’Astragale de Marseille, ou le Lys des sables et très localisées, tels la Sabline de Provence et l’Orpin du littoral. Ce dernier ne se trouve que sur les rochers littoraux de Marseille, et la Sabline ne se développe qu’entre Marseille et Toulon. Très présentes dans le massif des calanques, en est presque devenu un symbole.

Au plus proche de la mer, on retrouve une végétation halophile, qui n’est pas dérangé par le sel des embruns. A titre d’exemple, on peut citer le Perce Pierre, une fleur jaune, ou la petite Saladelle, aux fleurs bleues. Dans les vallons et en haut des falaises, on retrouve des plantes thermophiles, qui recherchent la chaleur, comme les oliviers sauvages. Parmi les plantes les plus présentes dans les calanques, on a le chêne kermes, le genévrier de Phénicie ou encore le romarin. Dans les profondeurs sous-marines, on peut voir la posidonie, une plante à fleur tapissant la méditerranée et menacée de disparition.

1. Sur Terre

Le pin d'Alep (Pinus halepensis)

Le pin d’Alep est un conifère appartenant à la famille des Pinacées. On le retrouve autour de la méditerranée, principalement en Afrique du nord, en Espagne et en Italie. En France, il se confine au littoral méditerranéen. Il s’agit de l’arbre le plus représentatif de la flore des calanques, puisqu’il y couvre une importante surface. C’est aussi l’arbre le plus fragile du massif.

Cet arbre atteint en général 20 à 30m de hauteur. Il apparait souvent penché, et sa cime est irrégulière et claire. Son écorce est dans un premier temps lisse, d’une couleur gris argentée, puis crevassée d’une teinte gris-brune. Au bout des fins rameaux se rassemblent des aiguilles vertes, souples et aiguës, d’une longueur de 6 à 10cm. Sur ces arbres, les fleurs mâles sont rouges, les femelles sont roses violacées. Les fruits sont de gros cônes de 6 à 12 cm, d’un coloris brun clair. Ils restent plusieurs années sur l’arbre avant de tomber.

Il s’agit du seul grand arbre qui pousse aisément dans le sol pauvre formé par la roche calcaire. Il supporte les régions semi-désertiques, comme en Lybie, mais craint les chutes de neige et les longues périodes de gel. Cet arbre s’accommode donc bien du paysage littoral méditerranéen, dans lequel il couvre 202 000 hectares

Il est le lieu d’habitat de divers animaux, tels que la cigale, l’écureuil, le mulot ou la chenille.

L’Orpin du littoral (Sedum litoreum Guss.)

L’Orpin du littoral est l’espèce d’Orpin la plus rare. On la trouve exclusivement dans les calanques marseillaises. Ce petit végétal bénéficie d’une protection régionale. Très discret, il passe souvent inaperçu, entre les fissures des rochers et les éboulis, malgré la couleur vermeille de ses bourgeons. Cette plante fleurit d’avril à mai, offrant à voir des bouquets de petites fleurs blanches.

La Sabline de Provence, ou Herbe à Gouffé (Arenaria provincialis ou Gouffeia arenarioides)

La Sabline de Marseille est une plante presque emblématique des calanques. Elle pousse uniquement dans les zones calcaires s’étendant entre Toulon et Marseille, et est de ce fait considérée comme une espèce rare depuis 1997. Elle est protégée par la loi française et par les conventions européennes. Cette petite plante (10 à 30cm) fleurit tous les ans aux mois d’avril et mai. Ses fleurs blanches ont cinq pétales et son fruit est constitué de deux valves, surmontées de deux dents. Elle a de petites feuilles allongées, qui se font toujours face deux par deux.

La Lavatère maritime (Lavatera maritima)

La lavatère maritime est une plante buissonnante à tige ligneuse qui peut grandir jusqu’à atteindre 1,20m. C’est l’une des fleurs qui pousse encore en grande quantité dans les Calanques. Elle s’implante dans des éboulis calcaires et sur des terrains rocailleux chauds et secs. Elle fleurit de janvier à juin, dévoilant alors cinq pétales roses pâles à roses bleuâtres. Ses fruits ont la forme de capsules. Cette plante rare fait l’objet d’une protection au niveau national, et sa cueillette est interdite.

L’Astragale de Marseille (Astragalus tragacantha L.)

Protégée au niveau national, cette plante est une espèce dont l’existence se limite aux terrains sableux et rocailleux du littoral marseillais.

L’astragale forme un petit buisson très épineux, qui ne dépasse généralement pas 30 cm de hauteur. Elle fleurit dès le mois de février, jusqu’en mai. Apparaissent alors des petites fleurs blanches, parfois légèrement teintées de violet.

Elle est très présente dans les calanques sur les îles du Frioul, mais ces plans sont vieillissants. La pollution et la présence croissante de nitrates dans le sol portent atteinte à cette plante, déjà fragilisée par les piétinements.

Parmi les autres espèces végétales présentes dans les calanques, on peut retenir

  • La Saladelle naine de Provence (Limonium pseudominutum Erben),
  • La Scolopendre sagittée (Asplenium sagittatum (DC) Bange)
  • Le Myosotis fluet (Myosotis pusilla Loisel.)
  • L’Anthémis à rameaux tournés d’un même côté(Anthemis secundiramea Biv).
  • La Chicorée scabre (Hyoseris scabra L.)
  • La Coronille de Valence(Coronilla valentina subsp. valentina)
  • L’Epiaire à rameaux courts (Stachys brachyclada De Noë ex Cosson)
  • La Germandrée purpurine (Teucrium polium L. subsp. purpurascens (Benthma) S. Puech)
  • Le Mélilot de Sicile (Melilotus siculus B.D. Jackson)
  • La Passerine hirsute (Thymelaea hirsuta Endl.)
  • La Passerine tartonraire (Thymelaea tartonraira (L) All subsp. Tartonraira)
  • Le Plantain à feuille en alène (Plantago subulata L.)
  • Le Raisin de Mer (Ephedra distachya L.)
  • Le Sèneçon à feuilles de Leucanthème (Senecio leucanthemifolius subsp. crassifolius (Willd.) Ball)
  • Le Silène faux orpin (Silene sedoides Poiret)
  • Le Statice à feuille d’Olivier (Limonium virgatum Fourr.)

2. En mer

La Posidonie de Méditerranée (Posidonia oceanica)

Les vastes fonds sous-marins de la méditerranée ne sont pas dépourvus de végétation. Quand on y plonge, on peut notamment observer les herbiers de posidonies qui tapissent ces terrains. Si l’on en trouve jusqu’à 40m de profondeur, ils se catonnent dans la plupart des cas à une profondeur de 1 à 30m. Cette plante se trouve exclusivement dans ces eaux, sur une surface de 38 000 km² (correspondant à 3% du bassin méditerranéen).

La posidonie, bien qu’elle vive sous l’eau, n’est pas une algue, mais une plante à fleurs, qui produit un fruit. Ses grandes feuilles rubanées peuvent mesurer jusqu’à un mètre de long. Elles se forment en paquets de 6 à 7 feuilles. La posidonie fleurit en automne, puis donne au printemps des fruits flottants, que l’on appelle communément olive di mare (olives de mer, en italien).

Cette plante s’accommode de températures allant de 10 à 28°C, mais nécessite un niveau de sel assez constant et une forte luminosité. C’est pourquoi on la trouve rarement aux embouchures.

Les herbiers de posidonie sont indispensables à bien des niveaux. Ecosystème majeur de la méditerranée, l’Union Européenne les a déclaré « sites d’importance communautaire ». Ils jouent non seulement un grand rôle dans la protection des plages et de la côte du massif des calanques contre l’érosion, et consolident les fonds des côtes en freinant le transport des sédiments dans l’eau, mais fournissent également abris et nourriture à de nombreux organismes marins, animaux et végétaux. Par ailleurs, chaque m² d’herbier dégage chaque jour 20 litres d’oxygène, indispensables à la vie sous-marine et à sa biodiversité.

Malgré la conscience que l’on a de l’importance de ces herbiers, protégés depuis 1988, leur taille ne cesse de diminuer dans l’ensemble de la Méditerranée. Ce phénomène s’accroit chaque année, du fait de la pression démographique grandissante qui induit une pollution accrue de l’eau et un endommagement des fonds sous-marins à cause des activités de pêche, de plaisance et de sports nautiques. Par ailleurs la construction de digues a un effet néfaste sur les herbiers, puisqu’elle induit une modification de la sédimentation. Enfin, les herbiers sont également menacés par le développement rapide de deux algues tropicales accidentellement introduites dans la mer, qui bloquent la lumière du soleil et étouffent les Posidonies.

Un paradis terrestre à protéger

Les Calanques sont donc un écrin de la nature qui recèle des trésors dans sa faune et sa flore. Ces paysages uniques sont à protéger, pour les conserver dans leur intégrité. C’est bien là la visée de la création du parc national des calanques.

Les actions collectives sont bien évidemment déterminantes pour la survie de ces paysages. Mais à l’échelle individuelle, rien n’est impossible non plus. Réfléchir sur son mode de vie, c’est aussi prendre soin des calanques. Pourquoi, par exemple, ne pas préférer les transports en communs ou la marche à pied à un usage excessif des voitures ? Transposé à l’échelle des calanques, cela pourrait devenir l’habitude d’emprunter un bateau à énergie solaire plutôt d’un navire polluant.

Les calanques sont un paradis terrestre que nous a offert la nature ; il ne tient qu’à nous de protéger sa biodiversité, qui le rend si unique. La visite des Calanques de Marseille doit se faire avec le plus grand respect.